13.12.2017, 00:01

Le pire budget de Val-de-Travers mène droit à l’union sacrée

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Grand argentier, Frédéric Mairy (ici en 2015) a pu compter sur le soutien de la quasi-totalité des élus lundi soir.

 13.12.2017, 00:01 Le pire budget de Val-de-Travers mène droit à l’union sacrée

POLITIQUE Dans la tempête, le Conseil général suit son exécutif au mot.

Pas d’opposition, juste trois abstentions. Le budget 2018 de Val-de-Travers a beau être le plus déficitaire que n’a jamais préparé la commune, il est aussi celui qui a le moins suscité de débats. Lundi soir, les élus des différents bords politiques ont présenté un front uni vis-à-vis de ce que tous considèrent comme une tempête conjoncturelle.

Enfin, presque tous. Les...

Pas d’opposition, juste trois abstentions. Le budget 2018 de Val-de-Travers a beau être le plus déficitaire que n’a jamais préparé la commune, il est aussi celui qui a le moins suscité de débats. Lundi soir, les élus des différents bords politiques ont présenté un front uni vis-à-vis de ce que tous considèrent comme une tempête conjoncturelle.

Enfin, presque tous. Les deux élus verts présents ainsi que l’indépendant Manfred Neuenschwander se sont abstenus de voter le budget. Pour les écologistes, la commune «dépense un peu trop». «Nous avions proposé des économies», a rappelé le rapporteur Thierry Ray. Il faisait faisant référence à plusieurs débats ayant secoué l’hémicycle durant l’année écoulée.

Pour les autres groupes, l’approche proposée par le Conseil communal de faire le dos rond face aux difficultés actuelles est la bonne. Si la commune prévoit 3,3 millions de manque à gagner en 2018 – sur 70 millions de charges –, elle peut s’appuyer sur sa bonne fortune et sa réserve de politique conjoncturelle. Soit au total quelque 45 millions de francs, avait rappelé en introduction le grand argentier Frédéric Mairy.

«Uni et solidaire»

Pour le PLR, s’il faut commencer de se poser des questions. «la situation permet pour le moment de maintenir les prestations», a relevé le rapporteur Quentin Di Meo. Son homologue socialiste Gabriel Cimenti lui a emboîté le pas, en appelant l’exécutif a «agir avec prudence» et de continuer d’investir «de manière ciblée». Idem au POP, où Philippe Vaucher parlait, lui, de «bon sens, de pragmatisme et de rigueur».

Une certaine surprise est venue des rangs UDC. Alors que le début de législature avait été marqué par leur volonté de faire une politique d’opposition suite à leur non-entrée au Conseil communal, le rapporteur Niels Rosselet-Christ a, au contraire, dit la volonté de son groupe d’une «approche plus unie et solidaire de la commune». Il a ainsi jugé «la gestion des deniers publics globalement satisfaisante».

Cette unité retrouvée s’est concrétisée durant deux votes. L’un portait sur le remplacement d’une des ambulances stationnées au Val-de-Travers – pour un montant de 270 000 francs –, l’autre sur l’augmentation d’un dixième de point de l’impôt foncier, de 1,5% à 1,6%.

«Pas une scène ouverte de la drogue»

L’UDC a interpellé l’exécutif au sujet de la drogue. Pour le parti, «des drogués laissent très souvent traîner des seringues dans les espaces publics». Un problème largement exagéré pour Benoît Simon-Vermot, conseiller communal en charge de la sécurité. «Val-de-Travers n’est pas une scène ouverte de la drogue. Nous suivons la situation.»


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