10.01.2018, 18:47

On en sait plus sur la voiture qui s'est embrasée aux Breuleux, faisant un mort

Abonnés
chargement
La Toyota Prius hybride qui a pris feu avait été rappelée et réparée.

 10.01.2018, 18:47 On en sait plus sur la voiture qui s'est embrasée aux Breuleux, faisant un mort

Drame des Breuleux Le 31 décembre, un Breulotier a trouvé la mort, manifestement coincé dans sa voiture qui s’embrasait à une station essence des Breuleux. Les enquêteurs privilégient la piste de l’accident. La voiture qui a pris feu est un modèle hybride. Cette technologie est-elle mise en cause? Explications.

Difficile de trouver une explication évidente au drame qui s’est joué aux Breuleux le 31 décembre. Si les enquêteurs y vont à tâtons, il est déjà possible de préciser certains éléments.

La voiture qui a pris feu, une Toyota Prius hybride (fonctionnant à l’électricité et à l’essence), avait un peu moins de dix ans. Selon nos informations, elle avait été rappelée avec trois autres millions de voitures à travers le monde en 2016.

>> A lire aussi: Incendie du...

Difficile de trouver une explication évidente au drame qui s’est joué aux Breuleux le 31 décembre. Si les enquêteurs y vont à tâtons, il est déjà possible de préciser certains éléments.

La voiture qui a pris feu, une Toyota Prius hybride (fonctionnant à l’électricité et à l’essence), avait un peu moins de dix ans. Selon nos informations, elle avait été rappelée avec trois autres millions de voitures à travers le monde en 2016.

>> A lire aussi: Incendie du véhicule hybride et mort du conducteur: «Les batteries ne peuvent pas être incriminées»

Réparée en atelier

A l’époque, le géant japonais Toyota avait organisé ce rappel à la suite d’une défectuosité d’airbags vitraux et de problèmes de réservoir de carburant, soulignant pour ce second cas de figure que «de potentielles fuites de carburant pouvaient augmenter le risque d’incendie».

De quoi s’interroger, sachant que le véhicule s’est violemment embrasé à une station essence, juste après avoir été rempli de carburant sans plomb.

Contacté, le directeur du garage franc-montagnard où la voiture a été achetée se refuse à tout commentaire «sur ordre de la police.» Mais nous avons appris que le propriétaire du véhicule, décédé dans l’accident, a bel et bien fait réparer sa voiture au printemps dernier dans ce garage, dans le cadre du rappel de Toyota, comme nous le confirme par ailleurs une autre source.

Court-circuit?

Si les enquêteurs n’écartent pas la piste du défaut technique de la Prius hybride, ils ne la privilégient pas non plus. Pas plus que la thèse avancée par plusieurs témoins selon laquelle, du fait que le feu aurait pris à l’intérieur du véhicule, un court-circuit se serait produit lors du redémarrage, verrouillant les portes et empêchant le conducteur de sortir de sa voiture.

Le procureur en charge du dossier Daniel Farine ne veut pas faire de raccourci hasardeux. «Aucune piste n’est écartée pour le moment», déclare-t-il. Seule l’hypothèse du suicide semble peu probable.

Victime non-fumeur

«La station d’essence où la victime venait de faire le plein n’a pas brûlé», rappelle-t-il, «mais nous ne pouvons toutefois affirmer qu’elle n’est pas à l’origine de l’incendie. Des investigations sont en cours pour vérifier son entretien et son système.»

L’autopsie de la victime pourrait également révéler d’éventuelles traces de solvants, comme des gouttes d’essence qui seraient tombées sur elle au moment de faire le plein. Mais là encore, si cette piste était confirmée, il s’agirait de comprendre comment le feu s’est déclaré puisque la victime ne fumait pas. «En tout cas pas à ma connaissance», poursuit le magistrat jurassien.

La voiture, stationnée dans un lieu sûr du Val Terbi, passera entre les mains des experts criminologues de Lausanne. Cette expertise est très attendue par les enquêteurs.

Pas de verrouillage automatique

Le directeur du service après-vente pour Toyota Suisse le confirme: la Prius hybride qui a brûlé à la station essence a bel et bien été réparée au printemps dernier. Mais cela ne signifie pas forcément qu’elle avait un défaut technique ou qu’elle présentait un quelconque risque.

Comme l’explique Hannes Gautschi, «toutes les voitures rappelées n’étaient pas défectueuses. Mais Toyota a décidé de rappeler tout le lot concerné pour réparer les véhicules présentant une pièce endommagée afin d’améliorer la sécurité des autres voitures concernées en proposant des pièces dotées d’une nouvelle technologie. Le réservoir à carburant de la Prius dont nous parlons n’était pas défectueux. Nos réparations sont par ailleurs fiables puisqu’aucun de nos véhicules n’a dû être rappelé une seconde fois, précisément parce que nous utilisons des pièces nouvellement développées.»

Selon Hannes Gautschi, la Prius hybride de la victime n’était pas dotée du système anti car-jacking, qui consiste à verrouiller automatiquement les portes dès que la voiture roule à 10 km/heure. Cette affirmation semble donc infirmer l’hypothèse voulant que le Breulotier se soit retrouvé pris au piège dans son véhicule après que ce dernier se soit verrouillé automatiquement à la suite d’un court-circuit.

Toujours selon le directeur du service après-vente, les batteries ne sont pas composées de lithium, mais de nickel et de métal. Elles sont enfermées dans un coffre pare-feu, «comme c’est le cas dans la majorité de nos véhicules. Même si le feu se déclare dans une voiture, les batteries sont protégées et elles restent éloignées du réservoir à carburant.»


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !

À lire aussi...

DrameLe sinistre qui a tué un automobiliste aux Breuleux serait d'origine accidentelleLe sinistre qui a tué un automobiliste aux Breuleux serait d'origine accidentelle

Top