05.10.2017, 00:10

Les «super-riches» en ligne de mire

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Les «super-riches» en ligne de mire

 05.10.2017, 00:10 Les «super-riches» en ligne de mire

Par PAS

INITATIVE Les jeunes socialistes s’attaquent à l’imposition des revenus du capital.

Spectaculaire mise en scène, hier, devant le Palais fédéral pour le lancement de l’initiative populaire «Alléger les impôts sur les salaires, imposer équitablement le capital» ou «Initiative 99%». Les Jeunes socialistes (Juso) alignent 99 chaises où s’installent des gens de professions diverses. Ils symbolisent le pourcentage de ceux qui sont obligée de travailler pour vivre. Maçon, agente de...

Spectaculaire mise en scène, hier, devant le Palais fédéral pour le lancement de l’initiative populaire «Alléger les impôts sur les salaires, imposer équitablement le capital» ou «Initiative 99%». Les Jeunes socialistes (Juso) alignent 99 chaises où s’installent des gens de professions diverses. Ils symbolisent le pourcentage de ceux qui sont obligée de travailler pour vivre. Maçon, agente de sécurité ou animatrice culturelle: ils dénoncent le régime fiscal trop avantageux appliqué aux «super-riches» vivant de leurs dividendes.

«Notre initiative corrige cela», affirme Tamara Funiciello, présidente des Juso. «Elle veut imposer les revenus du capital – intérêts, dividendes, etc.. – avec un nouveau coefficient de 1,5». Les gains du capital seraient ainsi comptabilisés une fois et demie dans le calcul du revenu imposable. Selon eux, seule la base de calcul est modifiée. L’initiative n’introduit pas de taxe et ne touche pas au taux d’imposition. Les «super-riches» visés représentent 1% des Suisses, mais concentrent le plus de richesses. Grâce à la nouvelle base de calcul, la moisson devrait être entre 5 et 10 milliards de francs. «Avec ces recettes, nous réduirons l’imposition des personnes disposant de petits ou moyens revenus du travail», promet Tamara Funiciello.

«On peut se le permettre»

L’initiative prévoit, par exemple, que si une personne détient 5,1 millions de revenus du capital imposable, on retirerait d’abord les 100 000 premiers francs, histoire de ne pas toucher les petits épargnants. Les 5 millions restants seraient multipliés par 1,5. Au final, la personne devrait être imposée sur 7,5 millions.

«Il n’est pas juste qu’aujourd’hui, une personne qui gagne 1000 fr. en travaillant soit plus taxée sur son revenu qu’une personne gagnant 1000 fr. sans travailler», note Samuel Bendahan, conseiller national (PS, VD). «La richesse créée sans travail, mais souvent grâce à la collectivité, doit profiter à tous. La Suisse est numéro un de la compétitivité fiscale. On peut se le permettre. Si on a de la haine par rapport aux riches? Pas du tout. On les aime.»

Les initiants ont jusqu’au printemps 2019 pour récolter les paraphes, alors que les élections fédérales sont prévues en automne. Calcul électoral? Bendahan jure que non. Il certifie que les Juso n’abusent pas de l’initiative par souci de propagande, mais pour améliorer la condition des contribuables travailleurs. PAS


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