13.11.2017, 00:01  

Entame idéale pour le Maître au Masters

Abonnés
chargement
Roger Federer n’a pas eu besoin de se surpasser pour écarter Jack Sock.

 13.11.2017, 00:01   Entame idéale pour le Maître au Masters

TENNIS - Roger Federer n’a pas laissé l’ombre d’une chance à Jack Sock lors de son entrée en lice à Londres.

On connaît Roger Federer fan du FC Bâle. On le sait également passionné de football et, par la force des choses, de l’équipe nationale. Alors quand on assiste à son entrée en lice au Masters, on ne peut s’empêcher de sourire. Et d’oser imaginer le programme qu’avait orchestré le sextuple vainqueur de l’épreuve dans sa tête: se débarrasser de...

On connaît Roger Federer fan du FC Bâle. On le sait également passionné de football et, par la force des choses, de l’équipe nationale. Alors quand on assiste à son entrée en lice au Masters, on ne peut s’empêcher de sourire. Et d’oser imaginer le programme qu’avait orchestré le sextuple vainqueur de l’épreuve dans sa tête: se débarrasser de l’Américain Jack Sock, filer à la douche, lâcher ses impressions en conférence de presse pour se présenter à l’heure devant son poste de télévision pour le coup d’envoi du match de barrages retour entre la Suisse et l’Irlande du Nord.

Ce scénario est rapidement tombé à l’eau, le Bâlois se présentant en salle de presse très exactement à l’instant où Suisses et Irlandais du Nord commençaient leur barrage sous des trombes. Quinze minutes plus tard, on rappelle à Roger Federer que la Suisse a débuté depuis quinze minutes. «ça a déjà commencé? Si j’avais su, je ne serais même pas venu ici», lance-t-il dans un éclat de rire.

La bonne attitude

Trêve de plaisanterie, Roger Federer a fait dans le sérieux pour écarter Jack Sock: deux sets et nonante minutes de jeu. Voilà qui ne surprendra pas pour cet habitué de premières réussies au Masters: en quinze participations – un record – au rendez-vous des Maîtres, «RF» l’a débuté victorieusement à douze reprises. «C’est l’entame idéale. Je suis en pleine forme et n’ai pas perdu trop d’énergie», apprécie le Bâlois.

«Je ne pense pas qu’on puisse présenter son tennis le plus abouti lors d’un premier match. Cela vaut encore davantage au Masters, au cours duquel vous affrontez d’entrée les meilleurs joueurs de l’année. Aujourd’hui, je suis surtout satisfait d’avoir été performant sur mon service.»

Dans des conditions «plus rapides que par le passé», Roger Federer a su adopter la juste attitude. «Ici, il faut être actif, aller de l’avant et être sûr de ce que vous faites. Il faut aussi jouer à plat, frapper fort et long. Si vous êtes trop prudent, cela peut se retourner contre vous. On l’a vu lors du deuxième set où j’ai pris quelques mauvaises décisions», détaille le numéro deux mondial. Il s’est en effet procuré cinq balles de break dans cette seconde manche, sans parvenir à n’en concrétiser ne serait-ce qu’une seule.

Pas de regrets

S’il se dit en pleine forme, c’est qu’avant de poser ses valises au bord de la Tamise, il s’est accordé une pause suite à son triomphe à Bâle. «J’en avais besoin. Je devais retrouver de l’énergie», confie celui qui, en prenant cette décision, avait tiré un trait sur la place de numéro un mondial.

Une place finalement décrochée par Rafael Nadal, qui a reçu le trophée du meilleur joueur de la saison pendant que le Bâlois saluait le public. «Tous les joueurs espèrent finir numéro un», lance Roger Federer.

«Le plus performant sur l’ensemble de l’année se nomme Rafael Nadal. Il a également disputé plus de tournois. En plus, il y a connu le succès à de nombreuses reprises. Donc non, je n’ai aucun regret. Rafa a vraiment fait la différence en Asie selon moi. Je suis heureux pour lui, parce qu’il mérite cette place. Après, bien sûr que j’aurais aimé finir l’année dans la peau du numéro un. Mais pour cela, il aurait fallu que je dispute encore davantage de tournois.»

La quête ultime de Rafael Nadal

Rafael Nadal a rassuré tous ses fans jeudi dernier à 16h30 en publiant une photo de lui sur les réseaux sociaux. Sur ce cliché, on le voit frapper en coup droit à l’entraînement sous la lumière bleutée de l’O2 Arena de Londres. En début de soirée, l’image avait déjà été aimée par plus de 100 000 personnes. C’est dire si la présence du gaucher de Manacor pour cette ultime compétition de la saison, incertaine jusque-là suite à son abandon avant les quarts au Masters 1000 de Paris, était espérée.

Vendredi et samedi, il est à nouveau apparu sur le court d’entraînement sans bandage au genou, se permettant même quelques redoutables jonglages à faire pâlir d’envie un certain Cristiano Ronaldo. Et pourtant, tout ne semble pas encore si rose. «J’espère que mon genou tiendra», a déclaré Rafael Nadal en conférence de presse plus tard. «Mais si je n’y croyais pas, je n’aurais pas effectué le déplacement ici. On verra. Je vais avancer au jour le jour», a-t-il encore confié.

Il est mené 4-0 par Federer cette saison. Le numéro un mondial, qui n’a jamais pu épingler le Masters à son palmarès, entrera en lice aujourd’hui à 21 heures. Pour aller au bout, il pourrait bien se retrouver à devoir se débarrasser de Roger Federer plus tard dans le tournoi. Une victoire qui prendrait des airs d’exploit pour l’Espagnol. «Il ne faut pas oublier que nous nous sommes rencontrés uniquement sur des surfaces qu’il préfère», tempère le gaucher de Manacor. «Mais je l’accepte. A moi de trouver d’autres voies pour passer l’obstacle. Je me sens suffisamment en forme pour avoir toutes mes chances», assure Rafael Nadal, 31 ans et premier joueur de plus de trente ans à terminer l’année assis sur le trône mondial.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top