12.11.2017, 22:30  

Sébastien Fournier et Johann Lonfat: "Il faut retenir la qualification et résoudre les problèmes d'efficacité"

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Les Suisses célèbrent leur qualification après le 0-0 obtenu contre l'Irlande du Nord à Bâle.

 12.11.2017, 22:30   Sébastien Fournier et Johann Lonfat: "Il faut retenir la qualification et résoudre les problèmes d'efficacité"

Mondial 2018 - Les deux anciens internationaux analysent la performance de la Suisse face à l'Irlande du Nord en barrages et se projettent vers la coupe du monde en Russie.

Johann Lonfat et Sébastien Fournier souffrent avec l’équipe de Suisse jusqu’à la dernière minute contre l’Irlande du Nord. Devant leur écran de télévision, les images ralenties leur donnent l’occasion de revoir sous plusieurs angles et d’apprécier le sauvetage réalisé sur la ligne de but par Ricardo Rodriguez dans les ultimes séquences de jeu. Les deux anciens internationaux optent pour le pragmatisme à l’heure de l’analyse des performances helvétiques lors de ce barrage bien arrosé par le ciel.

«Il faut retenir la qualification, soulignent les deux Valaisans .Ajoutons-y les points positifs pour préparer la coupe du monde et profitons du moment présent. Tu passes par les poils, mais tu passes dans un match où tu avais plus à perdre qu’à gagner.» Tous deux apprécient que les Helvètes aient échappé à des prolongations terriblement périlleuses sous la pression irlandaise. 

Akanji et Zakaria, les révélations des barrages

Engagés dans des quitte ou double périlleux ce soir et demain lors de la manche retour de leur barrage, l’Italie et le Danemark aimeraient pouvoir partager le constat réaliste des deux Valaisans au coup de sifflet final. «Sur l’ensemble des deux confrontations, c’est mérité, ajoute Sébastien Fournier. La déception vient surtout de l’attitude de l’Irlande du Nord au match aller. Elle a mis à Bâle l’agressivité, la vitesse et la profondeur qu’elle n’avait pas à Belfast. Tout est devenu plus compliqué pour la Suisse.» 

Les forfaits des anciens comme Valon Behrami ou Johan Djourou ne portent pas à conséquence. «Akanji a été impressionnat, relève Johann Lonfat. Il a tout fait sereinement, avec à propos.» Le débutant du FC Bâle a des attitudes d’élément confirmé au centre de la défense. «C’est l’homme des deux matchs, appuie Sébastien Fournier. Zakaria a été moins en vue lors du retour. Mais leurs performances montrent que ce groupe a de la ressource derrière et au milieu du terrain.» Titularisé à deux reprises face aux Britanniques, Steven Zuber réussit également l’examen de passage.

L’attaque, le souci de Vladimir Petkovic

Sept mois séparent la Suisse de son voyage à l’est vers des destinations encore à déterminer. «Elle devra gagner en efficacité si elle veut obtenir autre chose qu’une simple qualification pour le deuxième tour, préviennent Fournier et Lonfat. Le problème ne date pas de ce barrage, ni du début des éliminatoires.» Les Helvètes courent toujours après un premier quart de finale en compétition majeure depuis 1954. «Il ne faut pas s’enflammer. La Suisse est à sa place juste derrière les dix meilleures nations mondiales, soit celles qui jouent les quarts. Ça n’a pas été toujours le cas puisqu’elle était plus proche des quarantièmes ou cinquantièmes auparavant», ajoute Lonfat. 

Lors des trois dernières rencontres de qualification, à Lisbonne et à deux reprises face aux Irlandais, les Helvètes ne marquent qu’une fois. Par Ricardo Rodriguez en bénéficiant d’un pénalty inexistant. «En attaque, les solutions sont moins nombreuses. Seferovic joue comme un buteur en panne de confiance. Il force les tirs et les courses. II doit se retrouver. Embolo apporte un plus, surtout lorsque des espaces s’ouvrent comme après son entrée en fin de match lorsque les Irlandais étaient fatigués.» Les soucis majeurs pour Vladimir Petkovic se situent bien devant le filet adverse. 
 
 


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