12.10.2017, 00:01  

Les Verrières au chevet de leur réservoir

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Le réservoir de l’Envers, construit en 1882, remplit aujourd’hui toujours ces fonctions. Mais il n’est plus aux normes, notamment sur le plan  de la sécurité.

 12.10.2017, 00:47   Les Verrières au chevet de leur réservoir

VAL-DE-TRAVERS La commune-frontière doit mettre aux normes ses cuves d’eaux claires à l’Envers. Un chantier, certes autofinancé, mais qui coûtera l’équivalent du quart du budget communal.

«Il fallait être assis quand on a vu le chiffre! Pour une commune de 700 habitants, c’est énorme.»

C’est une demande de crédit exceptionnelle que va défendre le président des Verrières Jean-Bernard Wieland lundi prochain devant le Conseil général. Neuf cent vingt-cinq mille francs sont demandés pour la rénovation du principal réservoir d’eaux claires de la commune. Si l’eau...

«Il fallait être assis quand on a vu le chiffre! Pour une commune de 700 habitants, c’est énorme.»

C’est une demande de crédit exceptionnelle que va défendre le président des Verrières Jean-Bernard Wieland lundi prochain devant le Conseil général. Neuf cent vingt-cinq mille francs sont demandés pour la rénovation du principal réservoir d’eaux claires de la commune. Si l’eau est un secteur autofinancé, pour l’ordre de grandeur, c’est en gros le quart du budget communal.

Construit en 1882, le réservoir de l’Envers n’est aujourd’hui plus aux normes de sécurité. Si les deux cuves situées au sud de la commune – en contrebas de la route de La Côte-aux-Fées – ne présentent aucune fuite, «il y a des infiltrations, ce qui peut être plus grave», remarque le fontainier communal Pascal Amstutz. «Si du lisier descend en bas la forêt, on pourrait avoir des problèmes.»

D’abord le réseau

Même si un tel cas reste hautement hypothétique, l’Etat a intimé l’ordre à la commune de remettre son réservoir au goût du jour en 2009 déjà. Toutefois, Les Verrières ont d’abord eu un autre chat à fouetter. «On avait un gros problème sur le réseau d’eau. On affichait une perte de 60% en raison de fuites», indique Jean-Bernard Wieland. «La première chose à faire, c’était d’assainir le réseau. Aujourd’hui, on a entre 15 et 20% de pertes, ce qui reste dans une fourchette tolérable.»

Le temps d’assainir le réservoir est donc arrivé. Mais avant de foncer tête baissée, les autorités ont d’abord voulu savoir combien coûterait une nouvelle installation. Et là, il fallait mieux être assis: 1,5 million de francs.

Chantier en pente

Un chiffre élevé, également en rapport de la zone du chantier. «Vu les arrivées d’eau, on ne peut pas trop déplacer le réservoir. Le chantier sera de toute façon en pleine forêt, dans la pente. Sinon, il y aurait des nouvelles conduites à tirer et de nouvelles pompes à acquérir», explique le président de commune.

Du coup, ce scénario a été vite écarté. Le projet actuel prévoit de lourds travaux sur l’aération des installations, sur toute la tuyauterie et la machinerie. Si le crédit est accepté, les travaux pourraient démarrer au printemps prochain. «Il y en a pour six mois environ.»

Malgré leur coût, ces travaux auront un impact limité sur la facture envoyée annuellement aux Verrisans. «On devrait monter le prix de l’eau de 80 centimes par mètre cube. Mais, comme on a pu faire une petite réserve sur les cinq dernières années, nous ne devrions pas avoir besoin de monter les prix durant les trois prochaines années.»

De l’eau d’ici, mais aussi de France

L’eau consommée aux Verrières vient de plusieurs sources au village, mais également de plus loin. «Nous avons plusieurs sources qui arrivent à la station de pompage de la Fie, ainsi que deux appoints: le réseau Semver (réd: le réseau d’eau intercommunal géré depuis La Côte-aux-Fées) et un aqueduc qui vient du lac Saint-Point», indique Pascal Amstutz, fontainier communal des Verrières.

Les deux cuves du réservoir de l’Envers – deux fois 500 mètres cubes – servent autant à l’alimentation en eau du village qu’à la réserve d’eau en cas d’incendie. Traitée à la station de la Fie ou lors de son entrée sur les aqueducs d’appoint, l’eau de l’Envers est toujours propre. «Nous venons deux à trois fois par an pour un contrôle ou pour une désinfection un peu plus forte. Sinon, la majeure partie des interventions se font à la Fie», explique Pascal Amstutz. «Nous vidons également les cuves une fois par année pour le contrôle.»

Avec son millier de mètres cubes d’eau, l’Envers permet à la commune d’avoir l’équivalent de deux jours de consommation en réserve. Au printemps, la quasi-totalité de l’eau utilisée aux Verrières provient des sources locales des Augets, de Loew, de la Fie et de la Malacombe. Par contre, les deux appoints sont particulièrement utiles à la fin de l’été, lorsque les sources locales sont quasi sèches.

«Nous avons un contrat avec la France, pour un volume minimum d’eau à acheter chaque année», indique le président de commune Jean-Bernard Wieland. Pompée dans le lac français, l’eau alimente les différentes communes françaises sur le chemin de l’aqueduc, qui descend en pente douce jusqu’à son terminus de l’Envers. Le réseau d’eau verrisan est complété par deux autres réservoirs à la Vy-Perroud – au nord du village – et sur les hauteurs des Cernets. Le reste des fermes plus éloignées est alimenté par des citernes.


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