17.02.2015, 00:01  

Pompiers à l'épreuve des fusions

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 17.02.2015, 00:01   Pompiers à l'épreuve des fusions

Par LUCAS VUITEL (PHOTOS) frédéric mérat (textes)

LITTORAL - A la veille de la constitution du syndicat, des tensions subsistent.

Exigée par une nouvelle loi cantonale, la réorganisation en cours des corps de pompiers volontaires ne se fait pas sans douleur. Sur le Littoral, le syndicat intercommunal sur le point de se constituer aura fort à faire.

"L'être humain n'aime pas le changement; les pompiers non plus" , a déclaré vendredi soir le major Jean-Claude Bonvin, à l'occasion du rapport annuel du Détachement de premier secours (DPS) basé à...

Exigée par une nouvelle loi cantonale, la réorganisation en cours des corps de pompiers volontaires ne se fait pas sans douleur. Sur le Littoral, le syndicat intercommunal sur le point de se constituer aura fort à faire.

"L'être humain n'aime pas le changement; les pompiers non plus" , a déclaré vendredi soir le major Jean-Claude Bonvin, à l'occasion du rapport annuel du Détachement de premier secours (DPS) basé à Cortaillod. Alors que certains sont passés par le déni ou la colère, "on arrive gentiment" à l'acceptation et à l'intégration.

 

"Des moments chauds"

 

La fusion du Centre de secours du Littoral Ouest et des sapeurs-pompiers du Vignoble remonte à l'année passée. Depuis le début de l'année, la caserne de Boudry est fermée, et les pompiers qui s'y activaient ont rejoint celle de Cortaillod. "Qui aurait pu imaginer il y a deux ans que vous vous retrouveriez tous ici?" , a lancé Daniel Schürch, conseiller communal à Boudry. Les pompiers aujourd'hui réunis étaient alors "en concurrence et ne s'aimaient pas trop (...) Il y a eu des moments chauds." S'il y a encore "des petits problèmes" à régler, ce qui a été réalisé est "extraordinaire" .

Maintenant, "nous avons une année pour construire quelque chose de magnifique" , a souligné Daniel Schürch. C'est le délai qu'a le syndicat intercommunal des pompiers volontaires pour être opérationnel. Dans ce syndicat, "nous saurons porter vos besoins, revendications et inquiétudes." Il s'agira notamment de soutenir le DPS de Cortaillod, "qui sera certainement dans la région le départ principal des moyens lourds".

 

Election tacite?

 

Constitué d'un représentant de chacune des 22 communes neuchâteloises membres, plus un pour La Neuveville, le Conseil intercommunal élira demain le comité directeur. Celui-ci doit être composé de cinq membres, dont la présidence revient à Neuchâtel, soit au conseiller communal Pascal Sandoz. A l'ouest, les candidats sont Marlène Lanthemann et Michel Quayzin, conseillers communaux à Milvignes et à Rochefort. A l'est, trois candidats sont sur les rangs: Etienne Bögli, Rachel Montandon et Silvia Praz, élus aux exécutifs du Landeron, de Saint-Blaise et La Tène. Hier, une solution se dessinait pour le retrait de l'un d'entre eux, ouvrant ainsi la voie à une élection tacite.

 

QUELQUES CHIFFRES

 

Dans le canton, on dénombrait près de 1060 pompiers volontaires à fin 2014. Ils étaient quelque 430 sur le Littoral et 150 à l'ouest de celui-ci. Le Détachement de premier secours de Cortaillod peut à lui seul compter sur 80 soldats du feu, dont sept femmes. Six doivent être disponibles dans le quart d'heure, ceci 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

 

QUID DE COLOMBIER ET MARIN?

 

Commandant des sapeurs-pompiers de Colombier-Bôle, Florent Fahrni en est persuadé: les points de départ vont disparaître dans ces deux villages, car trop proches de Cortaillod. Dans une proposition faite par l'Etablissement cantonal d'assurance et de prévention (Ecap), le site de Rochefort resterait par contre. Mais la décision reviendra au syndicat.

De Colombier à Rochefort, "on passerait d'un quatre-étoiles à un deux-étoiles" , estime Florent Fahrni. Comme ce fut le cas lors de la fusion des corps de Bôle et Colombier, certains sapeurs-pompiers risquent de ne pas suivre. Plusieurs ont d'ailleurs déjà rejoint la caserne de Cortaillod. "Il y a eu une séance houleuse avec les hommes" , concède Marlène Lanthemann. "Ce qu'il faudra bien comprendre" , c'est que la perspective est désormais régionale, au niveau du Littoral. Une solution devra aussi être trouvée concernant le point de départ de Marin, au maintien duquel le législatif de La Tène a conditionné son adhésion au syndicat.


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