13.11.2017, 17:30  

Neuchâtel: rencontre avec un fan du festival MarionNEttes

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Jacques Binggeli n’a pas hésité à grimper sur le toit de la billetterie du festival: un vrai fan!

 13.11.2017, 17:30   Neuchâtel: rencontre avec un fan du festival MarionNEttes

Spectacle - Jacques Binggeli ne rate pratiquement aucun spécial du festival MarionNEttes, à Neuchâtel.

«Je plonge dedans et je nage de proposition en proposition», dit-il avec un grand sourire. Dans son cas, il est, en effet, légitime de parler d’immersion totale. Jacques Binggeli aime à ce point le festival international MarionNEttes, qu’il s’arrange en général pour y cocher tous les spectacles.

Aurions-nous affaire à un boulimique de théâtre? Même pas. «L’univers...

«Je plonge dedans et je nage de proposition en proposition», dit-il avec un grand sourire. Dans son cas, il est, en effet, légitime de parler d’immersion totale. Jacques Binggeli aime à ce point le festival international MarionNEttes, qu’il s’arrange en général pour y cocher tous les spectacles.

Aurions-nous affaire à un boulimique de théâtre? Même pas. «L’univers de la marionnette m’épate par sa créativité et sa grande liberté», confie-t-il. «Tous les sens sont en éveil quand on entre dans ces spectacles-là. En fait, je ne suis pas très littéraire, et le texte est souvent très important au théâtre.» Aurait-il, alors, gardé un souvenir impérissable de Guignol et des castelets fleurant bon l’enfance? Pas plus que cela. L’amorce est ailleurs.

Lui-même créatif, ce designer de produit a, en effet partagé les mêmes locaux que François Huguenin. Il l’a vu façonner, les mains dans la pâte de sel, les marionnettes destinées à figurer sur les affiches et les programmes successifs du festival chapeauté tous les deux ans par le théâtre de la Poudrière. Utiliser des moules, comme il le faisait aussi.

Un parfum d'avant-garde

Piqué par la curiosité, le designer a franchi le seuil de la «Poudre». Il y découvre «Ménagerie fine»; l’équipe est sympa, il se laisse happer par le festival. On est au début des années 2000. Jacques Binggeli s’est installé à Neuchâtel après plusieurs années passées à Hambourg, une ville dotée d’une scène artistique impressionnante, et où l’on peut trouver «un endroit adapté à chaque humeur de la journée.»

Dans nos plus modestes contrées, le festival international de la marionnette s’est présenté à lui comme une petite bulle, où il lui arrive de humer un parfum d’avant-garde. «J’y ai retrouvé l’ambiance de Hambourg, y compris au niveau de l’accueil, très relax; dans le foyer de la Poudre, on se sent à l’aise, bienvenu.» L’environnement l’incitera, un temps, à s’impliquer en tant que bénévole, en prêtant main-forte lors du montage et du démontage des spectacles. «Tous ces éléments de construction m’intéressent, car j’y vois un lien avec mon travail», relève-t-il. «Je réalise de nombreux modèles.»

Comme un départ en vacances

Quand il achète ses billets, le spectateur Jacques Binggeli, lui, a l’impression de s’offrir des vacances. «Au festival, je me ressource, je me remplis d’images pour les deux années à venir. Je voyage, tout en restant à Neuchâtel, c’est confortable!» Il écarquille les yeux devant tous les paysages, goûte à tous les plats. Quitte à s’attabler avec les enfants. «Je ne tiens jamais compte de l’âge auquel le spectacle est destiné. Quand les gosses sont nombreux, je m’assieds derrière pour ne pas boucher la vue!» Conquis par la diversité des propositions – et des lieux qui les accueillent –, il peine à dégager des préférences. Si l’on insiste un peu, il mentionne les spectacles qui, tel «L’intrépide soldat de plomb» du Meininger Puppentheater,  provoquent une émotion profonde en lui. Ceux qui, à l’image de la «Mathilde» du Stuffed Puppet Theatre, ont le don de l’emmener dans leur monde, au point de lui faire oublier où il se trouve. Il complète avec les projets novateurs capables de le surprendre, comme les installations des frères Décosterd, alias Cod. Act.

«Ce festival, c’est un comprimé de bien-être; un bon remède qui tombe à pic en novembre!» On ne saurait trouver meilleur mot de la fin.

MarionNEttes

Le festival se poursuit jusqu’au 19 novembre dans les salles du canton de Neuchâtel.

Bio express

Né à Lausanne, Jacques Binggeli y a étudié la biologie avant de se s’orienter vers l’Art Center College of Design à la Tour-de-Peilz. Amené à travailler en Ecosse, en Bavière puis à Hambourg, il œuvre aujourd’hui à Neuchâtel, en tant que designer horloger. «Mais je réalise aussi d’autres produits de luxe», précise-t-il. A l’affût des dernières tendances, il fréquente, bien sûr, les grands salons du design, et déploie volontiers ses antennes dans les expos ou les foires d’art contemporain.


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