26.07.2017, 18:00

Des casernes de pompiers du Littoral neuchâtelois vont fermer leurs portes à la fin de l'année

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La caserne de Marin (en photo) et celle de Colombier sont les deux points de départ les plus importants qui fermeront leurs portes fin 2017.

 26.07.2017, 18:00 Des casernes de pompiers du Littoral neuchâtelois vont fermer leurs portes à la fin de l'année

Defense incendie Cinq points de départ d'intervention fermeront à la fin de l'année. Une décision prise par le Syndicat intercommunal des sapeurs-pompiers du Littoral neuchâtelois. Cela n’enchante guère les Laténiens, qui se sont battus pour garder la caserne de Marin.

A la fin de l’année, les casernes de Marin, Colombier, Chaumont, Fresens/Montalchez et Enges (n’est plus active depuis des années) fermeront leurs portes. Cette décision a été prise le 29 juin par le Syndicat intercommunal des sapeurs-pompiers du Littoral neuchâtelois, basée sur un rapport de l’Etablissement cantonal d’assurance et de prévention (Ecap) qui l’a recommandée. Une nouvelle qui ne...

A la fin de l’année, les casernes de Marin, Colombier, Chaumont, Fresens/Montalchez et Enges (n’est plus active depuis des années) fermeront leurs portes. Cette décision a été prise le 29 juin par le Syndicat intercommunal des sapeurs-pompiers du Littoral neuchâtelois, basée sur un rapport de l’Etablissement cantonal d’assurance et de prévention (Ecap) qui l’a recommandée. Une nouvelle qui ne fait pas que des heureux, particulièrement à La Tène.

En janvier 2015, le législatif laténien avait accepté d’adhérer au syndicat à condition que le point de départ de Marin ne disparaisse pas (notre édition du 17 février 2015). Conseiller général socialiste à La Tène, Remo Siliprandi se déclare "scandalisé" par cette "fermeture insensée". Il craint qu’en cas de sinistre, les moyens d’intervention ne soient plus suffisants. "Imaginez qu’il y ait un incendie à Préfargier ou dans un centre commercial. J’espère qu’il ne se passera jamais rien."

Délai référendaire: 16 août

Le conseiller général laténien n’est pas le seul à s’alarmer. Un courrier est parvenu à notre rédaction, mettant en exergue les mêmes préoccupations sécuritaires. En outre, cette personne s’étonne du silence qui règne autour de ces fermetures, sachant qu’il s’agit d’une importante réorganisation de défense incendie du Grand Littoral. "La population doit être informée." Et de souligner que les citoyens des 22 communes membres du syndicat ont jusqu’au 16 août, délai référendaire, pour contester cette décision – au minimum 10% de signatures du corps électoral.

Présidente du Conseil exécutif du syndicat et conseillère communale de Neuchâtel, Violaine Blétry-de Montmollin indique que les exécutifs de chaque commune membre ont été informés en amont. Et une fois la décision prise pour ce qui est des 357 sapeurs-pompiers volontaires. "Ils seront convoqués fin août pour être accompagnés dans ce changement."

Une tâche compliquée

Elle précise également que les représentants de chaque commune ont accepté la mesure – par 12 oui, 4 non et 2 abstentions. Et de relever que La Tène a un représentant à l’exécutif et un autre au législatif du syndicat. "Le canton nous a demandé d’organiser la défense incendie en quatre régions. Pour celle du Grand Littoral, la tâche est compliquée car le territoire est grand. A chaque décision, les 22 communes doivent être convoquées, c’est une lourdeur administrative importante."

La présidente du syndicat est consciente que le sujet est très émotionnel, surtout à Marin. Elle fait toutefois remarquer qu’une motion, demandant de prendre toutes les dispositions pour réduire les coûts, a été déposée en février par le législatif du syndicat. "En fermant ces casernes, nous espérons pouvoir économiser plusieurs centaines de milliers de francs dans les prochaines années."

Sécuritée validée

Côté sécurité, Violaine Blétry-de Montmollin ajoute qu’"une étude a été menée afin de calculer les temps d’intervention de chaque point de départ en fonction des critères de sécurité établis par le canton et validés par l’Ecap". Seulement après ça, il a été conclu que les points de départ pouvaient être fermés, "sachant que les deux plus grands sont Marin et Colombier".

Responsable défense incendie à l’Ecap, Thierry Droxler explique qu’une loi de 2012 (la LPDIENS) a "révolutionné le panorama. Avant, chaque commune fonctionnait de son côté". Alors qu’aujourd’hui, le maître mot est "collaboration. Il ne faut pas voir ça comme des fermetures, mais comme une harmonisation".  Tout comme les pompiers qui ne seront pas licenciés. "Il s’agit d’une réorganisation."

Violaine Blétry-de Montmollin reconnaît qu’il pourrait y voir des démissions chez les hommes du feu. "Nous allons leur proposer une autre caserne. Par exemple, ceux de La Tène auront le choix entre Neuchâtel ou Le Landeron. C’est une page douloureuse qui se tourne, mais nous souhaitons qu’ils restent motivés et que ça fonctionne le mieux possible avec les contraintes que nous avons."

D’ailleurs, à ses yeux, cette réforme apportera aussi du positif. "Les pompiers volontaires sortiront plus, notamment la nuit, ce qui permettra aux professionnels du SIS de participer à davantage d’interventions le jour", conclut Violaine Blétry-de Montmollin.

 

Standard de sécurité

Toutes les unités d’intervention de sapeurs-pompiers des quatre régions de défense incendie doivent respecter un arrêté. Celui-ci porte sur le standard de sécurité cantonal établi par l’Etat de Neuchâtel en février 2015, basé sur la loi LPDIENS (de 2012). Le syndicat intercommunal du Littoral a réalisé une étude, validée par l’Ecap, pour s’assurer que ce standard de sécurité serait maintenu même après la fermeture des points de départ.

L’article 3 dit qu’en cas de sinistre, "chaque unité doit être à même d’intervenir en tout temps avec un effectif d’au minimum six sapeurs-pompiers".

L’article 5 dit que "les intervenants doivent être en mesure d’arriver sur le lieu du sinistre dans un délai maximum de: a) dix minutes dans une zone urbanisée à forte densité; b) 15 minutes dans une zone urbanisée; c) 23 minutes dans une zone de campagne, pour autant qu’un accès carrossable existe".


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