12.10.2017, 00:01  

Adieux à «tante Georgette»

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Georgette Dudan, le cœur  sur la main.

 12.10.2017, 00:47   Adieux à «tante Georgette»

«Tout savoir, c’est tout comprendre». C’était le leitmotiv de «tante Georgette»: ses proches lui avaient entonné «Elle est chouette la tante Georgette» pour son 80e anniversaire. Elle nous a quittés dans sa 95e année, la major Georgette Dudan, officière de l’Armée du salut, petite-cousine du chanteur Pierre Dudan, caractère bien trempé et cœur gros comme ça.

Née à Grandcour (VD)...

«Tout savoir, c’est tout comprendre». C’était le leitmotiv de «tante Georgette»: ses proches lui avaient entonné «Elle est chouette la tante Georgette» pour son 80e anniversaire. Elle nous a quittés dans sa 95e année, la major Georgette Dudan, officière de l’Armée du salut, petite-cousine du chanteur Pierre Dudan, caractère bien trempé et cœur gros comme ça.

Née à Grandcour (VD) dans une famille d’agriculteurs, elle reste à la ferme pendant la guerre pour épauler sa famille. Et puis s’en va à Berne entamer son apprentissage de salutiste-officier. Dure discipline. «De temps en temps, je ruais dans les brancards». Mais ce qui lui plaisait en ce temps-là, «c’est qu’on vivait plus près des gens. On était avec les pauvres».

Séjours africains

Elle assumera une série de postes, pour s’établir finalement aux Ponts-de-Martel. Organisatrice dans l’âme, elle avait créé une «jeune armée» à La Sagne ou une chorale de jeunes à Saint-Aubin. La retraite ne l’a pas freinée: elle avait repris la présidence du Club des aînés des Ponts-de-Martel, du provisoire qui a duré 18 ans.

Elle roulait toujours en Renault, elle jouait aux cartes, elle était bonne vivante et fine cuisinière. Et elle n’a jamais voulu faire de prosélytisme. Son chaleureux sourire parlait pour elle. Surtout quand elle évoquait ses nombreux séjours en République démocratique du Congo, où elle allait donner un coup de main à sa nièce Andrée, qui s’occupait de dispensaires et de maternités de l’Armée du salut. Là-bas, la tante Georgette avait reçu «je ne sais combien de poules, un petit cochon, et une fois, même une chèvre. Ils n’ont rien, ils donnent tout». cld


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