13.09.2017, 00:01  

Un plan pour valoriser le canton

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 13.09.2017, 00:48   Un plan pour valoriser le canton

NEUCHÂTEL Des objectifs de développement des quatre régions ont été définis.

A quoi bon tout cela? Dans un premier temps, c’est la question qui vient à l’esprit au terme de la lecture des documents portant sur «les accords de positionnement stratégique entre les communes, les régions, l’association RUN (réd: Réseau urbain neuchâtelois) et l’Etat de Neuchâtel». Rien que le titre est compliqué... Et cela ne s’arrange pas forcément avec les termes...

A quoi bon tout cela? Dans un premier temps, c’est la question qui vient à l’esprit au terme de la lecture des documents portant sur «les accords de positionnement stratégique entre les communes, les régions, l’association RUN (réd: Réseau urbain neuchâtelois) et l’Etat de Neuchâtel». Rien que le titre est compliqué... Et cela ne s’arrange pas forcément avec les termes utilisés ici et là.

Alors quoi? Une usine à gaz, toutes les séances passées à concocter ces accords? Pour l’essentiel oui s’ils ne débouchent pas sur des actions concrètes. Mais les acteurs concernés, qui ont présenté hier le fruit de leur réflexion, annoncent que ces accords se concrétiseront bel et bien dans le terrain. Tout en admettant que «pour le moment, tout cela, c’est encore un peu abstrait», comme l’a dit Frédéric Mairy, conseiller communal à Val-de-Travers. «Mais dans l’attente des actions concrètes, c’est une belle avancée, qui montre que le Conseil d’Etat, les régions et les communes travaillent main dans la main. Ce qu’elles font depuis longtemps et très souvent, même si les médias ont tendance à mettre en exergue les désaccords.»

Un canton, quatre régions

Cette opération, lancée il y a une année par le Conseil d’Etat, a pour objectif premier de «valoriser davantage les richesses neuchâteloises et de renforcer l’attractivité du canton.» La réflexion qui a été menée a débouché sur quatre accords de positionnement stratégique, correspondant chacun aux grandes régions du canton: Neuchâtel et Littoral, Val-de-Ruz, Val-de-Travers, Montagnes neuchâteloises. Chacune a dressé la liste de ses «vecteurs de rayonnement» (voir ci-dessus), qui font d’elles «un lieu unique».

C’est ainsi qu’ont été retenus: la trilogie lac-vigne-forêt, ainsi que l’innovation, pour la région Neuchâtel et Littoral; la terre, la nature et le développement durable pour le Val-de-Ruz; l’absinthe et le Creux-du-Van pour le Val-de-Travers; les espaces de liberté et de création, le foisonnement culturel et l’horlogerie pour les Montagnes neuchâteloises.

«Ces accords, c’est un canton, un espace, qui se construit sur quatre régions», a commenté Laurent Favre, président du Conseil d’Etat, allusion au credo qui guide le travail du gouvernement. «Cet espace n’est pas uniforme et lisse, au contraire, et c’est ce qui en fait sa richesse», a renchéri son collègue Jean-Nat Karakash.

Des actions concrètes

Au final, il s’agit de «donner un fil rouge de développement commun et concerté entre les régions». Et cela parce que le canton «souffre encore d’un déficit d’image et de notoriété. De plus, par sa petite taille géographique et démographique au plan national et international, il se doit d’être uni à l’intérieur pour mieux rayonner à l’extérieur».

Reste le plus important, la suite des opérations. «Ces accords ne sont pas en but en soi», a déclaré Daniel Grassi Pirrone, directeur du RUN. «Un catalogue de bonnes intentions ne suffit pas. Les prochains mois seront donc consacrés à l’établissement d’une liste d’actions concrètes.» Autant d’actions qui devront renforcer ce qui fait de chacune des quatre régions un lieu unique.

Nous avons demandé (quand même) un exemple d’action concrète. Jean-Nat Karakash a donné la réponse suivante: «Au vu des atouts qui sont les siens dans ce domaine, on pourrait imaginer que la région Neuchâtel-Littoral devienne une smart région.» Autrement dit un espace dans lequel les technologies de l’information et de la communication (la connectivité en général) sont utilisées pour améliorer la qualité de vie tout en minimisant la consommation de ressources.

Deux absentes

Les communes de Saint-Blaise et du Landeron n’ont pas ratifié l’accord. Elles estiment que «la région de l’Entre-deux-Lacs reste la grande oubliée». Elles dénoncent par ailleurs «l’absence d’actes concrets».

Commentaire du conseiller d’Etat Jean-Nat Karakash: «Nous regrettons que ces deux communes n’y aient pas trouvé leur intérêt, mais nous respectons leur choix.» Et de Violaine Blétry-de Montmollin, conseillère communale à Neuchâtel: «Avec des actes concrets, justement, nous avons bon espoir qu’elles nous rejoignent ultérieurement.»


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