20.05.2017, 00:01  

La Ville de Neuchâtel quitte le groupe de travail sur les hôpitaux

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Une vue de la façade sud de l’hôpital Pourtalès, à Neuchâtel.

CANTON DE NEUCHÂTEL - Le Conseil communal juge que les conditions nécessaires ne sont pas réunies.

Un épisode de plus dans la saga hospitalière cantonale! La Ville de Neuchâtel a décidé de se retirer du groupe de travail chargé d’étudier la mise en œuvre de l’initiative «H+H», soit l’initiative qui préconise le maintien de deux hôpitaux publics de soins aigus dans le canton de Neuchâtel, hôpitaux qui devront par ailleurs être autonomes.

Dans un communiqué diffusé...

Un épisode de plus dans la saga hospitalière cantonale! La Ville de Neuchâtel a décidé de se retirer du groupe de travail chargé d’étudier la mise en œuvre de l’initiative «H+H», soit l’initiative qui préconise le maintien de deux hôpitaux publics de soins aigus dans le canton de Neuchâtel, hôpitaux qui devront par ailleurs être autonomes.

Dans un communiqué diffusé hier en fin d’après-midi, le Conseil communal de Neuchâtel fait savoir qu’il considère que «le processus mis en place et les compétences du groupe de travail sont inadaptés aux tâches qui lui ont été confiées». L’exécutif du chef-lieu cantonal déplore en particulier que «le Conseil d’Etat ne préside pas le groupe de travail et se décharge de ses responsabilités sur les communes. Le groupe est en effet composé en majeure partie de politiciens communaux, et le corps médical de l’Hôpital neuchâtelois n’y est pas associé à part entière.»

Parmi les quinze membres du groupe de travail figurent huit conseillers communaux, ainsi que trois représentants des groupements qui avaient lancé ou soutenu l’initiative populaire «H+H». Les conseils communaux de La Chaux-de-Fonds et du Locle, ainsi que le groupement des Montagnes qui avait lancé l’initiative, s’étaient quant à eux félicités de la composition du groupe de travail et du mandat qui lui a été confié par le Conseil d’Etat (notre édition du 22 avril).

Au téléphone, Christine Gaillard, la conseillère communale de Neuchâtel qui faisait partie du groupe de travail, précise que «notre retrait n’a rien à voir avec telle ou telle option qui aurait été prise par le groupe de travail, et cela d’autant moins que ce dernier en est au stade de la mise en place de son fonctionnement. C’est d’ailleurs un autre aspect du problème: avec une première échéance fixée à la fin du mois de juin, le calendrier établi par le Conseil d’Etat est irréaliste.» Elle ajoute: «En restant membre du groupe de travail, la Ville de Neuchâtel aurait cautionné les options que prendra le groupe de travail y compris sur le plan financier , alors même que selon nous, il ne dispose pas des compétences requises pour un dossier d’une telle complexité.»

Le Conseil communal de Neuchâtel, dans son communiqué, dit cependant «rester prêt à s’engager dans la recherche de solutions dans le respect des résultats du vote du 12février, mais dans le cadre des compétences de la Ville».

Le mandat sera rempli

Que pense-t-on de cette situation du côté des Montagnes? «Nous prenons acte de la décision de la Ville de Neuchâtel, décision que nous respectons», a commenté hier soir Katia Babey, conseillère communale à La Chaux-de-Fonds en charge de la Santé. Avant d’ajouter: «Pour notre part, nous sommes persuadés que le groupe de travail parviendra à remplir le mandat qui lui a été confié par le Conseil d’Etat.»

Un seul conseil d’administration?

L’initiative «H+H» prévoit que «chacun des deux sites (réd: celui de La Chaux-de-Fonds et celui de Neuchâtel) devra être autonome d’un point de vue financier, décisionnel et stratégique». Selon nos informations, cependant, une proposition a été émise au sein du groupe de travail en faveur de la mise en place d’un conseil d’administration unique, qui piloterait donc les deux sites – comme c’est le cas actuellement pour l’Hôpital neuchâtelois. Un conseil qui, en plus du président, compterait quatre représentants du haut du canton et quatre du bas du canton.


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