14.11.2017, 00:01  

«L’industrie neuchâteloise a une carte à jouer dans l’internet des objets»

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Nos interactions avec les objets changent, comme le montre ce visiteur de la «design night» organisée  mi-octobre à Neuchâtel par le développeur de logiciels Autodesk.

 14.11.2017, 00:01   «L’industrie neuchâteloise a une carte à jouer dans l’internet des objets»

ENTREPRISES - Un ouvrage donne des pistes aux PME pour briller dans l’économie connectée.

Comment proposer des produits innovants en profitant de cette tendance qui voit de plus en plus d’objets auparavant «inertes» se connecter à internet pour échanger des informations?

C’est la question à laquelle répond l’ouvrage «IoT – L’émancipation des objets».

Ses auteurs considèrent que Neuchâtel est bien placé pour se trouver au centre de cette évolution: micromécanique, capteurs, communication à basse...

Comment proposer des produits innovants en profitant de cette tendance qui voit de plus en plus d’objets auparavant «inertes» se connecter à internet pour échanger des informations?

C’est la question à laquelle répond l’ouvrage «IoT – L’émancipation des objets».

Ses auteurs considèrent que Neuchâtel est bien placé pour se trouver au centre de cette évolution: micromécanique, capteurs, communication à basse consommation: les technologies en jeu font partie de l’ADN de la région, et elles sont au cœur de l’internet des objets.

Après le téléphone portable, voici que la télévision, le frigo, la serrure, la perfusion ou le doudou peuvent être munis de capteurs et de dispositifs de communication pour renseigner un utilisateur ou un fabricant sur sa localisation, son état de marche, le niveau de ses batteries...

Le fabricant de machines-outils Tornos, à Moutier, ou le fabricant de pompes industrielles Egger, à Cressier, livrent déjà des produits ainsi connectés.

Des risques à gérer

Pour les spécialistes, cette évolution, l’internet des objets (IoT en anglais) pourrait faire apparaître de nouveaux produits, mais devrait surtout déboucher sur l’adaptation d’objets existants.

Début 2017, Florian Németi, directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie, emmenait une délégation d’entrepreneurs et de cadres à Wuxi, ville chinoise qui a fait des objets connectés sa spécialité en accueillant des entreprises du secteur (voir ci-contre).

C’est notamment de cette visite en Chine connectée qu’est né l’ouvrage qui paraîtra lundi prochain. Florian Németi, l’expert en innovation Xavier Comtesse, l’entrepreneur des data Dominique Duey, et l’économiste Giorgio Paoletto y détaillent les notions de base, les pistes d’évolution, les recettes qui peuvent projeter les PME neuchâteloises dans cette ère pleine de promesses, mais aussi de défis.

«Beaucoup de produits, comme des machines-outils par exemple, récoltent déjà des données. Les entreprises ne savent pas encore trop qu’en faire, mais de nouveaux services commencent déjà à apparaître. Cela crée des emplois. L’industrie neuchâteloise a une carte à jouer», assure Xavier Comtesse.

Les risques? Beaucoup de clients sont encore méfiants vis-à-vis des données de production récoltées par les entreprises. «La législation en Europe est solide», assure Xavier Comtesse. Et en avance sur la technologie. Mais, pour lui, «il n’en demeure pas moins que les entreprises doivent être prêtes à répondre aux questions qui se posent sur la gestion des données qu’elles récoltent auprès de leurs clients si elles veulent pouvoir proposer des solutions innovantes de ce type».

Par exemple, vendre une machine-outil connectée permet de proposer au client des pièces de rechange ou de l’entretien dès que la machine informe son fabricant.

Un plus pour les clients, pour autant qu’ils soient certains que leurs secrets ne sortent pas par le même chemin.

IoT, l’émancipation des objets. Parution: 20 novembre 2017, éditions G d’Encre.

Délégation chinoise à neuchâtel

En mai 2017, une trentaine de dirigeants d’entreprises neuchâteloises et romandes se sont rendus à Wuxi. La ville, proche de Shanghai, est au centre de la stratégie chinoise pour développer l’internet des objets.

Elle accueille de nombreuses entreprises actives dans le secteur, et met aussi en place des politiques publiques utilisant les données collectées par des objets connectés: gestion de l’énergie et du trafic, par exemple.

Des membres de l’administration de Wuxi viendront la semaine prochaine dans le canton de Neuchâtel. L’occasion, pour les entreprises et institutions neuchâteloises qui vont les accueillir, de montrer que le canton a des cartes à jouer dans le passage à une industrie connectée.


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