07.12.2017, 12:10  

Face à la baisse de la contribution, il faut réduire le nombre de pasteurs neuchâtelois

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Les protestants qui fréquentent les temples neuchâtelois (ici celui du Locle) sont en constante diminution.

 07.12.2017, 12:10   Face à la baisse de la contribution, il faut réduire le nombre de pasteurs neuchâtelois

Eglise réformée L'Eglise réformée neuchâteloise n'a pas d'autre choix que de réduire ses effectifs. Vu son budget 2018, fortement déficitaire, et la baisse de la contribution ecclésiastique, elle devra retrancher 2,75 postes de pasteurs dans les paroisses. Mais uniquement au gré des départs naturels, rassure le Conseil synodal.

«Nous ne mettons personne à la porte.» C’est donc bien au gré des départs naturels que l’Eren (Eglise réformée évangélique neuchâteloise) compte réduire de 2,75 unités le nombre de postes pastoraux en paroisses. Le Synode en a pris la résolution mercredi à Montmirail, lors de sa session de fin d’année. Une session durant laquelle il a aussi accepté...

«Nous ne mettons personne à la porte.» C’est donc bien au gré des départs naturels que l’Eren (Eglise réformée évangélique neuchâteloise) compte réduire de 2,75 unités le nombre de postes pastoraux en paroisses. Le Synode en a pris la résolution mercredi à Montmirail, lors de sa session de fin d’année. Une session durant laquelle il a aussi accepté le budget 2018, déficitaire de près de 900'000 francs. Pour un total de charges légèrement supérieur à 8 millions.

Interpellés en juillet

Les représentants des protestants neuchâtelois se sont ralliés aux arguments du Conseil synodal. Pour tous, il est temps de mettre en application le tableau des postes 2016-2020, dont le principe avait été admis en 2015 «selon l’évolution de la situation financière de l’Eren». Pour le pasteur Christian Miaz, président du Conseil synodal, l’élément déterminant est la très forte diminution de la contribution ecclésiastique. «Depuis juillet, nous avons été interpellés par un écart très significatif par rapport à 2016. Près de 300'000 francs,» note le président.  

Moins de protestants

Un peu paradoxal, en cette année des 500 ans de la Réforme, donc de grande visibilité médiatique, non? «La population protestante ne cesse de diminuer; entre 2012 et 2016, elle a passé de 59'000 à quelque 53'000 habitants dans le canton. Et surtout, ils sont toujours plus nombreux à ne pas mentionner d’appartenance religieuse sur leur déclaration fiscale», souligne Christian Miaz.

Une évolution dans les mentalités: alors que, dans un passé encore récent, on continuait de se dire protestant même si on avait un rapport distant avec son Eglise, désormais «les gens clarifient leur appartenance. Ils disent ouvertement qu’ils quittent notre Eglise parce qu’ils ne s’y reconnaissent plus.»

Cinq paroisses

Conséquence immédiate: l’Eglise réformée neuchâteloise va devoir se réorganiser. Plusieurs paroisses vont perdre des postes de pasteurs. Neuchâtel passera de 5 à 4, La Chaux-de-Fonds, La Côte, le Val-de-Ruz et les Hautes Joux (Le Locle et environs) verront leur dotation diminuer d’un demi-poste.

Garder l'élan

A terme, c’est tout le fonctionnement qui devra être repensé, note encore le président du Conseil. «A un certain moment, on ne peut plus réduire les postes sans toucher à la mission, dans les paroisses comme dans les services communs à tout le canton.» Horizon: 2023. Mot d’ordre: souplesse. «L’élan, la joie et le dynamisme propres à notre mission doivent subsister. Et ne pas disparaître en raison de structures obsolètes», martèle notre interlocuteur.

Tout en rappelant que ces changements de structure ont de tout temps occupé les autorités de l’Eglise réformée. En 2003, cette dernière comptait 52 paroisses. Aujourd’hui, il n’y en a plus que neuf... 


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