15.09.2017, 01:06

Elle dit adieu au spiral

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 15.09.2017, 01:06 Elle dit adieu au spiral

Par stéphane gachet - l’agefi

Hier au Locle, les montres Zenith ont signé plusieurs premières en une seule présentation. Devant un parterre de plus de 200 invités, le nouveau CEO, Julien Tornare, épaulé de Jean-Claude Biver, président du pôle horloger de LVMH, et Guy Sémon, CEO du Science Institute de LVMH (le pôle recherche et développement de LVMH), ont présenté une montre tout en rupture technologique. Pour faire court, disons que la «Defy Lab» apporte sa pierre à...

Hier au Locle, les montres Zenith ont signé plusieurs premières en une seule présentation. Devant un parterre de plus de 200 invités, le nouveau CEO, Julien Tornare, épaulé de Jean-Claude Biver, président du pôle horloger de LVMH, et Guy Sémon, CEO du Science Institute de LVMH (le pôle recherche et développement de LVMH), ont présenté une montre tout en rupture technologique. Pour faire court, disons que la «Defy Lab» apporte sa pierre à l’édifice horloger en remettant en cause des principes techniques établis au 17e siècle: le balancier-spiral, mis au point par l’horloger Christiaan Hyugens, en 1675.

Un couple incontournable, qui rythme toutes les montres mécaniques à ce jour (à quelques exceptions près), y compris les plus high-tech.

Deuxième «première», cette montre, dotée de son oscillateur du troisième type, tout en silicium, marque la réalisation inaugurale du pôle de recherche et développement construit par Jean-Claude Biver, pour servir l’ensemble des marques du groupe LVMH.

Troisième «première», ce n’est pas un prototype unique qui a été dévoilé hier, mais dix, déjà achetés (près de 30 000 francs) par dix collectionneurs. Jean-Claude Biver, qui a lancé nombre de concept watches, a souligné combien «cette disponibilité immédiate est inédite». Pas anodin, alors que l’un des grands enjeux de l’innovation est d’être rapidement portée à l’échelle de production industrielle. Avec un objectif aussi généreux qu’ambitieux: servir l’ensemble de l’industrie avec cet oscillateur sans spiral. Guy Sémon a précisé: «L’objectif est d’atteindre le volume suffisant pour atteindre un prix de production équivalent à celui de l’oscillateur traditionnel.» La capacité de production est déjà élevée, de l’ordre de 300 oscillateurs par heure, mais la procédure reste pour l’instant artisanale, et l’équipe de développement travaille déjà à son automatisation à grande échelle.

Jean-Claude Biver, qui avait déjà déclaré en début d’année que ce nouvel oscillateur devrait à moyen terme pouvoir être intégré dans des montres à 5000 francs, a surenchéri: «Nous sommes ouverts à l’ensemble de l’industrie. A terme, nous voulons que 80, voire 90% de ces oscillateurs soient vendus à des marques tierces.»

Le choix de Zenith n’est pas anodin. De toutes les marques du pôle horloger LVMH, c’est la maison par excellence qui se cherche un futur. C’est le dernier dossier que Jean-Claude Biver a ouvert, après avoir remis Tag Heuer sur une trajectoire ascendante. De son propre aveu, c’est aussi le défi le plus difficile de sa carrière, en 42 ans de business. Mais, ce jeudi au Locle, il rayonnait comme le jeune homme qui a relancé tour à tour Blancpain, Omega, Hublot et Tag: «Je marche vers le futur! Dieu merci, je n’ai pas pris ma retraite quand j’ai eu 65 ans!» stéphane gachet - l’agefi


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