10.10.2017, 01:02

Le virage des avions autonomes

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Avec l’acquisition d’Aurora Flight Sciences, Boeing pourra réaliser ses ambitions.

 10.10.2017, 01:02 Le virage des avions autonomes

Par ats

BOEING Le constructeur accélère dans les nouvelles technologies aéronautiques.

Pour éviter d’être dépassé par des start-up transformant l’aviation, le constructeur aéronautique Boeing a procédé récemment à une série d’acquisitions stratégiques dont la dernière en date, annoncée jeudi, concerne la société américaine Aurora Flight Sciences, qui développe des technologies destinées à accélérer l’avènement des vols autonomes.

Aurora, qui travaillait jusqu’ici avec Boeing sur des prototypes d’avions commerciaux et militaires, devrait...

Pour éviter d’être dépassé par des start-up transformant l’aviation, le constructeur aéronautique Boeing a procédé récemment à une série d’acquisitions stratégiques dont la dernière en date, annoncée jeudi, concerne la société américaine Aurora Flight Sciences, qui développe des technologies destinées à accélérer l’avènement des vols autonomes.

Aurora, qui travaillait jusqu’ici avec Boeing sur des prototypes d’avions commerciaux et militaires, devrait permettre à l’avionneur de réaliser ses ambitions aussi bien dans les avions pouvant voler seuls que dans les drones.

Changement en cours

«L’industrie aéronautique est en train de changer», a constaté Greg Hyslop, le responsable des technologies chez Boeing, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes, pour expliquer cette offensive tous azimuts de l’avionneur.

Si les avions les plus modernes disposent déjà d’une multitude d’ordinateurs et de systèmes automatisés permettant de réduire de manière considérable la charge de travail des pilotes, Aurora va plus loin et développe des systèmes automatiques dont le but est d’aller vers un vol complètement autonome, du décollage à l’atterrissage.

L’objectif est de parvenir à un robot capable, avec l’aide de l’intelligence artificielle, de seconder voire suppléer le pilote. Il pourrait ainsi effectuer différentes manœuvres comme appuyer sur les pédales, prendre le contrôle dans les situations d’urgence, faire atterrir l’avion ou éviter un Crash en cas d’avarie ou de défaillance.

En mai, Aurora a par exemple collaboré avec la Darpa, la cellule recherche et développement de l’armée américaine, lors d’un test de simulation mettant en scène un robot, Alias. Ce dernier a réussi à faire atterrir sans intervention humaine un 737, un monocouloir de Boeing.

Taxis volants

Aurora devrait également permettre à Boeing de s’aventurer sur le terrain des taxis volants et de rattraper une partie de son retard sur le rival Airbus, car la société travaille depuis quelque temps avec Uber, qui a promis une flotte de véhicules volants décollant à la verticale d’ici 2026. En avril, elle a fait voler un prototype et envisage d’en livrer 50 exemplaires au service de réservation en ligne de voitures sans chauffeur d’ici 2020.

Airbus a pour sa part promis de faire effectuer un vol test à Vahana, son taxi volant, d’ici la fin de l’année. L’avionneur européen développe en outre un concept de voiture volante autonome à motorisation électrique, Pop Up, destinée aux déplacements interurbains.

Boeing pourrait toutefois avoir un léger avantage dans le développement des avions électriques.

Avions électriques

Aurora, associé au groupe industriel Honeywell et au motoriste Rolls-Royce, est en train de fabriquer un avion électrique hybride pour le Pentagone, et Zunum Aero, une jeune pousse dont le constructeur aéronautique est l’un des financiers, s’est engagéejeudi à commercialiser le premier avion hybride électrique à partir de 2022.

Cet appareil pourra transporter 12 passagers et est destiné aux liaisons courtes. Il sera doté d’un générateur essence et de deux batteries électriques d’une autonomie de 700 miles (près de 1130 km). Elles seront identiques à celles utilisées par Tesla pour ses voitures électriques.

Sa vitesse de croisière maximum sera de 340 miles par heure (550 km/h) et son altitude maximum de 2200 pieds (700 mètres), bien moins que les avions de ligne traditionnels.

Il sera censé réduire considérablement le bruit et les émissions de CO2 et faire gagner du temps aux voyageurs, car il ne décollera que des petits aéroports, ce qui permettrait d’éviter les longues files d’attente à la sécurité ou les longs trajets vers les aéroports.

Un voyage entre la capitale fédérale américaine Washington et la ville de Boston s’effectuera en 2 heures 30 minutes porte-à-porte contre 4 heures 50 minutes actuellement, affirme Zunum Aero.

La jeune pousse prévoit de commercialiser d’autres versions par la suite, dont un appareil qui pourra transporter jusqu’à 50 personnes et pourrait parcourir une distance allant jusqu’à 1000 miles (1609 km). ats


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